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Comment les biens sont partagés en droit de la famille
Lorsque votre partenaire et vous vous séparez, vous devez vous partager les biens. Le mot «biens» désigne toutes les choses qui vous appartiennent — comme vos maisons, vos voitures, vos articles personnels et articles de maison, vos pensions, ou vos comptes bancaires et autres investissements. Les biens comprennent aussi les dettes.
Si vous êtes légalement mariée, la loi comporte des règles sur la façon de déterminer la valeur des biens familiaux et de partager ces biens. La loi assimile le mariage à un partenariat économique. Lorsque le mariage prend fin, les biens familiaux nets et les dettes familiales qui se sont accumulés au cours du mariage (les biens familiaux nets) doivent être partagés de façon égale. Si, toutefois, votre partenaire et vous n’étiez pas légalement marié(e)s, vous n’aurez pas automatique ment les mêmes droits.
Le partage des biens entre les conjoints qui étaient mariés
La loi présume que l’apport, financier ou autre, de chacun des conjoints à l’union est égal. Lorsque votre mariage prend fin, la règle générale prévoit que votre conjoint(e) et vous partagez les biens familiaux nets de façon égale, peu importe qui les a payés ou à quel nom ils sont inscrits. La notion de «partage des biens familiaux» veut que vous vous partagiez tant la valeur des biens familiaux que celle des dettes familiales.
Quel est le processus de partage des biens?
Le processus d’évaluation et de partage des biens familiaux est appelé «égalisation». Le processus d’égalisation comporte deux étapes.
1re étape: Calcul de la valeur des biens familiaux nets
Lors de la première étape, chacun des conjoints détermine la valeur des biens familiaux nets.
Pour ce faire, chacun(e) de vous doit dresser une liste de ses biens au moment de la séparation et obtenir le total de la valeur des biens. Du montant ainsi calculé, vous déduisez la valeur:
Si l’un de ces biens a été utilisé pour acheter la maison familiale, vous ne pouvez déduire la valeur de ce bien de vos biens familiaux nets. En effet, les règles applicables à la maison familiale des couples mariés diffèrent des règles applicables à l’ensemble des autres biens.
La maison familiale, ou foyer conjugal, est la maison où la famille vivait principalement au moment de votre séparation. Si vous êtes propriétaire de la maison, chacun(e) de vous a droit au partage de la valeur nette de la maison. Cette règle s’applique peu importe le nom qui figure sur le titre de propriété et même si l’un(e) de vous était propriétaire de la maison avant le mariage ou encore si la maison a été achetée grâce à des dons que l’un(e) de vous a reçus au cours du mariage. Pour que la valeur de votre maison ne soit pas également divisée, il faut que vous et votre partenaire ayez signé une entente (c.-à-d. un contrat de mariage) indiquant que la maison sera soustraite au processus d’égalisation.
La valeur de certains biens peut changer avec le temps. Cette appréciation ou dépréciation peut occasionner des difficultés lorsque vous essayez de calculer la valeur des biens familiaux nets. Pour régler ces problèmes, la loi précise quelle date devrait être utilisée aux fins de ce calcul. Cette date est la «date d’évaluation». Il s’agit habituellement de la date à laquelle votre conjoint(e) et vous vous êtes séparé(e)s en sachant que vous ne reviendriez pas ensemble.
2e étape: Le partage moitié-moitié des biens familiaux
Une fois que chacun(e) de vous a calculé la valeur de ses biens familiaux nets, cette valeur doit être égalisée. Chacun(e) de vous doit indiquer à l’autre la valeur de ses biens familiaux nets. Le conjoint (La conjointe) dont les biens familiaux nets ont la valeur la plus élevée doit payer à l’autre la moitié de la différence entre les deux montants. Ce paiement est appelé «paiement d’égalisation».
Dans certains cas, le tribunal peut estimer que le paiement d’égalisation prévu est inéquitable et en modifier le montant. Ainsi, le tribunal pourrait ordonner à votre conjoint(e) de verser une somme plus élevée si votre conjoint(e) ne vous a pas fait part d’importantes dettes qu’il (qu’elle) avait au cours du mariage, ou encore s’il (si elle) a délibérément contracté une dette importante.
Quels sont les droits des femmes engagées dans des mariages polygames?
La polygamie n’est pas légale au Canada. Si vous êtes mariée dans un pays dans lequel la polygamie est légale, il se peut que vous ayez certains droits — notamment le droit de demander l’égalisation des biens familiaux — sous le régime du droit de la famille.
Le partage des biens entre les conjoints de fait
Les personnes qui ont choisi de vivre en union de fait ont des droits de propriété très différents de ceux des couples mariés. Même si la loi reconnaît les unions de fait à plusieurs égards, les règles sur le partage des biens ne s’appliquent pas aux couples en union de fait. De façon générale, chacun(e) de vous est propriétaire de tous les biens qu’il (qu’elle) avait avant la relation et de tous les biens qu’il (qu’elle) a achetés pendant la vie commune. Ce qui risque d’être plus compliqué, c’est de déterminer l’accroissement de valeur qu’ont pu connaître des biens qui appartenaient uniquement à un des conjoints de fait.
Si votre partenaire et vous viviez en union de fait, vous n’avez pas le droit de partager également la valeur du foyer conjugal. La maison dans laquelle vous viviez en tant que couple appartient à la personne dont le nom figure sur le titre de propriété.
Votre conjoint(e) de fait et vous pouvez rédiger un accord de cohabitation indiquant comment vous vous partageriez les biens et les dettes en cas de séparation. Si vous n’avez pas conclu un tel accord et que vous ne parvenez pas à vous entendre sur le partage des biens, un(e) de vous deux peut demander au tribunal de régler cette question. Vous pouvez demander au juge de vous accorder une partie des biens que votre conjoint(e) et vous avez achetés en tant que couple, ou une partie de l’accroissement de valeur connu par ces biens au cours de la relation.
Pour que le tribunal vous accorde quelque chose, vous devez prouver que vous avez contribué à une accumulation de biens ou à l’entretien de biens. Par exemple, vous pourriez être en mesure d’obtenir une certaine somme d’argent si vous réussissez à prouver que vous avez payé un certain nombre de factures ayant trait à la maison de votre partenaire, ou que vous avez apporté une valeur supplémentaire à son entreprise en y travaillant sans être payée.
LE DROIT DE LA FAMILLE ET LES FEMMES EN ONTARIO, CANADA
La présente page a comme objet de vous fournir des notions de base concernant certaines questions juridiques. Elle ne saurait remplacer une consultation ou une assistance juridique particulière. Si vous faites face à des problèmes de droit de la famille, obtenez des conseils juridiques aussitôt que possible afin de protéger vos droits. FODF n’est malheureusement pas en mesure de fournir une assistance juridique individuelle.
Pour plus de renseignements sur la façon de trouver un avocat de droit de la famille et de payer ses honoraires, consultez une autre de nos pages Web: «Comment trouver de l’aide pour régler un problème de droit de la famille».
La plus récente mise à jour: décembre 2009
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Comment les biens sont partagés en droit de la famille
Lorsque votre partenaire et vous vous séparez, vous devez vous partager les biens. Le mot «biens» désigne toutes les choses qui vous appartiennent — comme vos maisons, vos voitures, vos articles personnels et articles de maison, vos pensions, ou vos comptes bancaires et autres investissements. Les biens comprennent aussi les dettes.
Si vous êtes légalement mariée, la loi comporte des règles sur la façon de déterminer la valeur des biens familiaux et de partager ces biens. La loi assimile le mariage à un partenariat économique. Lorsque le mariage prend fin, les biens familiaux nets et les dettes familiales qui se sont accumulés au cours du mariage (les biens familiaux nets) doivent être partagés de façon égale. Si, toutefois, votre partenaire et vous n’étiez pas légalement marié(e)s, vous n’aurez pas automatique ment les mêmes droits.
Le partage des biens entre les conjoints qui étaient mariés
La loi présume que l’apport, financier ou autre, de chacun des conjoints à l’union est égal. Lorsque votre mariage prend fin, la règle générale prévoit que votre conjoint(e) et vous partagez les biens familiaux nets de façon égale, peu importe qui les a payés ou à quel nom ils sont inscrits. La notion de «partage des biens familiaux» veut que vous vous partagiez tant la valeur des biens familiaux que celle des dettes familiales.
Quel est le processus de partage des biens?
Le processus d’évaluation et de partage des biens familiaux est appelé «égalisation». Le processus d’égalisation comporte deux étapes.
1re étape: Calcul de la valeur des biens familiaux nets
Lors de la première étape, chacun des conjoints détermine la valeur des biens familiaux nets.
Pour ce faire, chacun(e) de vous doit dresser une liste de ses biens au moment de la séparation et obtenir le total de la valeur des biens. Du montant ainsi calculé, vous déduisez la valeur:
Si l’un de ces biens a été utilisé pour acheter la maison familiale, vous ne pouvez déduire la valeur de ce bien de vos biens familiaux nets. En effet, les règles applicables à la maison familiale des couples mariés diffèrent des règles applicables à l’ensemble des autres biens.
La maison familiale, ou foyer conjugal, est la maison où la famille vivait principalement au moment de votre séparation. Si vous êtes propriétaire de la maison, chacun(e) de vous a droit au partage de la valeur nette de la maison. Cette règle s’applique peu importe le nom qui figure sur le titre de propriété et même si l’un(e) de vous était propriétaire de la maison avant le mariage ou encore si la maison a été achetée grâce à des dons que l’un(e) de vous a reçus au cours du mariage. Pour que la valeur de votre maison ne soit pas également divisée, il faut que vous et votre partenaire ayez signé une entente (c.-à-d. un contrat de mariage) indiquant que la maison sera soustraite au processus d’égalisation.
La valeur de certains biens peut changer avec le temps. Cette appréciation ou dépréciation peut occasionner des difficultés lorsque vous essayez de calculer la valeur des biens familiaux nets. Pour régler ces problèmes, la loi précise quelle date devrait être utilisée aux fins de ce calcul. Cette date est la «date d’évaluation». Il s’agit habituellement de la date à laquelle votre conjoint(e) et vous vous êtes séparé(e)s en sachant que vous ne reviendriez pas ensemble.
2e étape: Le partage moitié-moitié des biens familiaux
Une fois que chacun(e) de vous a calculé la valeur de ses biens familiaux nets, cette valeur doit être égalisée. Chacun(e) de vous doit indiquer à l’autre la valeur de ses biens familiaux nets. Le conjoint (La conjointe) dont les biens familiaux nets ont la valeur la plus élevée doit payer à l’autre la moitié de la différence entre les deux montants. Ce paiement est appelé «paiement d’égalisation».
Dans certains cas, le tribunal peut estimer que le paiement d’égalisation prévu est inéquitable et en modifier le montant. Ainsi, le tribunal pourrait ordonner à votre conjoint(e) de verser une somme plus élevée si votre conjoint(e) ne vous a pas fait part d’importantes dettes qu’il (qu’elle) avait au cours du mariage, ou encore s’il (si elle) a délibérément contracté une dette importante.
Quels sont les droits des femmes engagées dans des mariages polygames?
La polygamie n’est pas légale au Canada. Si vous êtes mariée dans un pays dans lequel la polygamie est légale, il se peut que vous ayez certains droits — notamment le droit de demander l’égalisation des biens familiaux — sous le régime du droit de la famille.
Le partage des biens entre les conjoints de fait
Les personnes qui ont choisi de vivre en union de fait ont des droits de propriété très différents de ceux des couples mariés. Même si la loi reconnaît les unions de fait à plusieurs égards, les règles sur le partage des biens ne s’appliquent pas aux couples en union de fait. De façon générale, chacun(e) de vous est propriétaire de tous les biens qu’il (qu’elle) avait avant la relation et de tous les biens qu’il (qu’elle) a achetés pendant la vie commune. Ce qui risque d’être plus compliqué, c’est de déterminer l’accroissement de valeur qu’ont pu connaître des biens qui appartenaient uniquement à un des conjoints de fait.
Si votre partenaire et vous viviez en union de fait, vous n’avez pas le droit de partager également la valeur du foyer conjugal. La maison dans laquelle vous viviez en tant que couple appartient à la personne dont le nom figure sur le titre de propriété.
Votre conjoint(e) de fait et vous pouvez rédiger un accord de cohabitation indiquant comment vous vous partageriez les biens et les dettes en cas de séparation. Si vous n’avez pas conclu un tel accord et que vous ne parvenez pas à vous entendre sur le partage des biens, un(e) de vous deux peut demander au tribunal de régler cette question. Vous pouvez demander au juge de vous accorder une partie des biens que votre conjoint(e) et vous avez achetés en tant que couple, ou une partie de l’accroissement de valeur connu par ces biens au cours de la relation.
Pour que le tribunal vous accorde quelque chose, vous devez prouver que vous avez contribué à une accumulation de biens ou à l’entretien de biens. Par exemple, vous pourriez être en mesure d’obtenir une certaine somme d’argent si vous réussissez à prouver que vous avez payé un certain nombre de factures ayant trait à la maison de votre partenaire, ou que vous avez apporté une valeur supplémentaire à son entreprise en y travaillant sans être payée.
LE DROIT DE LA FAMILLE ET LES FEMMES EN ONTARIO, CANADA
La présente page a comme objet de vous fournir des notions de base concernant certaines questions juridiques. Elle ne saurait remplacer une consultation ou une assistance juridique particulière. Si vous faites face à des problèmes de droit de la famille, obtenez des conseils juridiques aussitôt que possible afin de protéger vos droits. FODF n’est malheureusement pas en mesure de fournir une assistance juridique individuelle.
Pour plus de renseignements sur la façon de trouver un avocat de droit de la famille et de payer ses honoraires, consultez une autre de nos pages Web: «Comment trouver de l’aide pour régler un problème de droit de la famille».
La plus récente mise à jour: décembre 2009